Michel Perrin - Mes maquettes    :    Galéa

Annexe

Antiquité et Moyen-Age

Populations du pourtour méditerranéen antique.

Dans cette page
La haute antiquité
     Comment vivait-on à ces périodes là ?
     Quelques villes et royaumes importants
     Repères
Le "Code" (la Loi) : Un phénomène méditerranéen
     Le Code pendant la Haute Antiquité
     Le Code pendant l'Antiquité
     Le Code pendant l'Empire byzantin
Histoires et HistoireS
     L'Histoire commence à Sumer
     1800 avant JC : Les Hébreux entrent dans l'Histoire
     L'Égypte... un don du Nil
     Le Moyen-Orient à l'avènement de Cyrus
     Divinités Anciennes
Peuples du pourtour méditerranéen
                                               Antiquité
     -13 Les peuples de la Mer [13ème - 12ème siècle av.JC]
     -13 La Phénicie [13ème - 4ème siècle av.JC]
     -10 Les Etrusques [10ème - 3ème av.JC (fin Âge du bronze à 264 av.JC)]
     -09 La Carthage punique [9ème siècle av.JC à 2ème siècle ap.JC]
     -08 La Grèce antique [8ème - 2ème siècle av.JC]
     -06 L'Empire perse [6ème siècle av.JC (559 à 323 av.JC)]
     -01 L'Empire romain d'Occident [1er siècle av.JC à 5ème ap.JC]
                                               Moyen-Age - Renaissance ...
     +04 L'Empire romain d'Orient [4ème siècle ap.JC à 1453 ap.JC
     +05 Les Vandales (Royaume d'Afrique) [5ème - 6ème siècle ap.JC]
     +05 Massalia - la Cité phocéenne et son arsenal [5ème siècle av.J-C (-600 et ...)]
     +06 Venise [6ème - 18ème siècle (500... à 1797)]
     +08 Les Vikings [8ème - 11ème siècle]
     +09 La Commune puis République de Gênes [9ème siècle (puis 1284 ...)]
                La marine gênoise
     +13 L'Empire ottoman [13ème - 20ème siècle ap.JC]
Le livre de Maurice Sartre
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Sources :
Extraits de «La haute antiquité» Cours J Molard (2015-2016 UTLO)
Julien MOLARD : École Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises de Marseille
DEA d'Histoire - DEA de philosophie - DEA de Lettres modernes

La haute antiquité

Des origines à 550 av.J-C

Comment vivait-on à ces périodes là ?

-4000 à -2000 avant JC : Au départ on vit en tribus non hiérarchisées. Pas de haut, pas de bas, tout est dans le présent. La vie tribale va évoluer en système « Clanique ».
-2000 à -1200 avant JC : Empires et migrations pour rechercher des conjoints.
-1000 à -550 avant JC : Empires universels.

             Paléolithique ( Fin du tertiaire à 10.000 av.J-C)
- Apparition de l’homme
- Passage de périodes chaudes à glacières (alternance)
- Maitrise du feu
- On ensevelit les morts
- Sous périodes et civilisations : -1ère = civilisation des galets

Mésolithique (10.000 ans avant JC)
- Période importante pour la Mésopotamie et l'Égypte (L'Europe du sud se construit)
- Le climat et les conditions de vie s’améliorent
- Les hommes passent de la cueillette à la chasse et la pêche
- Le commerce apparaît (troc et trafic)
- Début de l’agriculture à la fin du mésolithique
- Apparition de la poterie.

Néolithique (9.000 ans avant JC)
- Menhirs et Dolmen (Carnac), Tables funéraires et toutes sortes de tombes. Il n'y avait pas de territoire défini pour les tribus, elles sont nomades.
- 1er grand personnage : GILGALMESCH (entre -3000 et -2000 av.J-C). C’est un dieu, un héros, un géant, un leader, 5ème roi d’Ourouk (Mésopotamie), il construit des murs (9kms) et des tours, héros bâtisseur et fortificateur. Il a un pouvoir absolu (au dessus des lois) et est défini comme 2/3 divin et 1/3 humain. 1er héros qui ait marqué l’histoire et l’humanité, sujet d’un grand poème aussi important que la bible, sa légende est due à Enkidu son poète.
- A l'époque de Gilgamesh, on se fixe : passage à la ville puis au royaume.
- Accroissement de la population parce que accroissement des rendements agricoles.
- Invention de l’écriture -3000 av.J-C. : Au départ des pictogrammes (images) puis des idéogrammes (associations d’images). L’écriture crée les scribes qui vont devenir essentiels et importants.
- L’administration se met en place.
- Naissance de l’artisanat, des métiers, du commerce. Le commerçant vend des produits fabriqués par d’autres.
- Fortification des villages pour protéger les gens et les biens.
- Apparition de la notion de propriété individuelle.
- Les villages vont grossir, des villes vont naître.
- Dans les villes apparait le « pouvoir » qui est théocratique.
- Un clergé et une hiérarchisation sociale se constituent
- Au bas de l’échelle : ceux qui travaillent la terre.
- Apparaît la distinction de gouvernants et de gouvernés.
- Apparaissent les royaumes (monarchiques ou tyranniques). Souvent au début, la ville qui est un ensemble de villages, se confond avec le royaume. Le roi est un grand prêtre ou le représentant de Dieu. Il est élu. La première royauté apparaît en Egypte en 3100 avant JC, c'est le pharaon qui représente Dieu sur Terre. C'est le chef des armées, le plus important propriétaire terrien. Très vite, ce chef tout puisant va chercher à agrandir son territoire, d'où la guerre. Le vainqueur s'approprie le territoire du vaincu mais aussi les hommes et les femmes. L'esclavage (plutôt soumission) apparaît. En Inde c’est un Maharâja (grand roi) ou Râja (petit roi).

Quelques villes, régions et royaumes importants


             Ninive
             Fondée au 7ème millénaire av.J-C sur le Tigre, Ancienne capitale de l’Assyrie, rayonne sur tout le moyen orient.
Mésopotamie
             3500 ans av.J-C. Sumériens et Sémiramis. Ammourabi : tyrannie héroïsée. Ancien empire, moyen empire, nouvel empire
Egypte
             3000 ans av.J-C «Les dons du Nil»
C’est la 1ère royauté. Une royauté authentique. 31 dynasties.
Thèbes 22ème siècle av.J-C, Egypte ancienne au nord de Louxor, grande capitale des premiers pharaons (moyen empire), ville religieuse d’Amon
-Pharaon représente Dieu sur terre. C’est un grand prêtre, le plus grand propriétaire terrien et le chef des armées. Ce maître tout puissant va vouloir agrandir son territoire par la guerre. Dès qu’il est vainqueur il s’approprie la terre, les hommes et femmes (esclaves)
- Memphis (murs blancs) est une ville qui sépare le Nord du Sud.
- Tout est basé sur le Nil : début de l’année = début de la crue à Memphis
- Mise en place de premiers calendriers.
- 1ère dynastie = apparition de l’écriture du fait des besoins de l’administration.
Divinités : PTAH créateur du monde, THOT la lune, ATON le soleil, OSIRIS dieu de la renaissance, on renait donc il faut protéger les cadavres, la momification apparaît pendant la 3ieme dynastie. ORU monde du bien et du mal. On crée des tables mortuaires en pyramides alors qu’ils ne connaissent pas la géométrie.
Dynasties :
-3100 à -2700 : les Thinites
-2700 à -2000 : ancien empire
-1ère période intermédiaire
-2040 à -1570 : moyen empire
-2ème période intermédiaire
-1570 à -750 : Nouvel empire
-750 à -322 : Basse époque, arrivée d’Alexandre.

Jérusalem
             Fondée entre 3000 et 2000 av.J-C (l’Egypte est en train de se constituer en royaume).
Babylone
             Fondée en 2300 av.J-C sur l’Euphrate (Mésopotamie 160 Km de Bagdad). Hammourabi, un des premiers tyrans, met en place la Loi du Talion en 1755 av.J-C.
Athènes
             2000 av.J-C, Région habitée à la fin du Néolithique.
Rome
             753 av.J-C, la seule ville qui va devenir un empire. Dans l’ombre à cette époque.
Byzance
             658 av.J-C Ville de Thrace (Nord Est de la Grèce, + Turquie d’Europe + Sud de la Bulgarie), Colonie grecque construite au 7ème siècle av.J-C sur le Bosphore. Sur son site fut créée Constantinople, capitale de l’empire byzantin, puis sous le nom d’Istanbul, celle de l’empire Ottoman. Ravagée par Darius en 490 puis occupée par les Grecques 20 ans après.
Grèce
             550 av.J-C, développement de la pensée, « logos, philo. Athènes et Sparte
Palestine
             Le seul pays sans monarchie ni tyrannie. Pays dirigé par un patriarche (ABRAHAM, Jacob, ISAAC). Un dieu est choisi parmi d'autres dieux (Yahvé n'est pas unique). C'est un monothéisme relatif. Abraham a 12 fils et attribue un territoire à chacun d'où la division du pays (contrairement aux autres pays qui cherchent à réunir les territoires). Système tribal. Il n’y a pas encore le monothéisme juif, il y a des juges qui évoluent en prophètes qui mettent en garde pour l’avenir. Samuel est le dernier prophète. Le peuple lui dit « donne-nous un roi pour qu’il nous juge ». Il le leur accorde ; C'est Saül.

Repères


             -3250 : invention de l'écriture cunéiforme à Sumer.
-3100 : fondation de l'Etat egyptien avec sa capitale à Memphis. Ecriture hiéroglyphique attestée.
-2700 : fondation de Tyr, essor de la civilisation phénicienne (habiles navigateurs).
-2500 : apogée de la civilisation de l'Indus (ville de Mohenjo-Daro).
-1792-1750 :  Hammourabi règne sur Babylone. Il unifie la langue de la région mésopotamienne (akkadien) et promulgue le "Code" qui porte son nom, lequel garantit une protection sociale minimale et certains droits fondamentaux (notamment la présomption d'innocence). Certaines dispositions resteront d'application directe jusqu'en 600 av. J.-C.).
-1650 : fondation de l'empire hittite.
-1450 : les Mycéniens occupent la Crète. Fondation de Cnossos.
-1375 : les Mycéniens utilisent un alphabet syllabique (linéaire B), ancêtre de notre alphabet.
-1250 : Moïse fait sortir les Hébreux d'Egypte.
-1200 : déferlement des "Peuples de la mer" sur le proche-orient, entraînant la chute simultanée de plusieurs civilisations (Hittites, Mycéniens, Mitani). Théorie controversée.
-1030 : fondation du royaume d'Israël.
-814 : fondation de Carthage. Les Phéniciens commercent avec les Îles Britanniques.
-753 : fondation de Rome.
-750 : rédaction de l'Iliade (?).
-625 : naissance (?) de Thalès de Milet.

Le "Code" (la Loi) : Un phénomène méditerranéen

Le Code pendant la Haute Antiiiiié


                  Diodore de Sicile fait de Pharaon un législateur. Le premier pharaon — mythique au demeurant — , Narmer (Ménès pour les Grecs), persuade les hommes d’employer des lois écrites. Shepseskaf (fin de la IV ème dynastie), Chéchanq (XXII ème dynastie) complètent les lois existantes. Bocchoris (XXIV ème dynastie) procède à une profonde réforme législative, que combat Shabaka (XXV ème dynastie), son contemporain et compétiteur. Même si la tradition assure que les lois de Bocchoris ont influencé la législation de Solon et même si elle utilise parfois le mot de « code » pour la désigner, on ne rencontre pas, en ÉGYPTE ANCIENNE, de véritable code. Les textes juridiques, qui existent bel et bien, doivent être recherchés dans des sources éparses et l’Égypte constitue, pour le phénomène de la codification, un ancêtre lointain.
     Dans le Proche-Orient ancien, les apparences nous sont plus familières. Le code d’Hammourabi, exposé au musée du Louvre, nous a depuis longtemps accoutumés à l’idée d’une codification en MÉSOPOTAMIE. Parmi les textes les plus célèbres, on peut citer le code d’Ur-Nammu (env. 2050 av. J.-C. ; Ur), celui de Lipit-Ishtar (env. 1850 av. J.-C. ; Isin) et les lois d’Eshnunna, elles aussi antérieures au code d’Hammourabi. Pourtant, pas plus qu’en Égypte, la langue de ces documents ne possède de mot pour désigner la loi ; ni, à plus forte raison, ce que nous appelons un code. Dans les deux cas, le roi gouverne selon la justice-vérité (maât là, mesharu et kittu ici). La différence tient à l’histoire politique des deux régions : l’Égypte est demeurée indépendante (sauf à de rares moments de son histoire) et, en règle générale, unie ; le Proche-Orient, à l’origine gouverné selon le régime des cités-États, a parfois été dominé par un empire dans lequel l’unification législative devenait une arme de gouvernement : ainsi est né le « code » dans la volonté d’Hammourabi. Dans aucun de ces documents, nous ne rencontrons ce qui caractérise pour nous un code de lois, c’est-à-dire un exposé complet de la législation, au moins pour une branche déterminée du droit, ordonné de manière systématique autour d’une philosophie cohérente et, surtout, rédigé de manière générale. Les compilations proche-orientales sont en effet constituées de cas particuliers mis bout à bout.
     Les dispositions législatives des HITTITES, compilées vers le milieu du II ème millénaire av. J.-C., ne portent que sur des dispositions complémentaires de la coutume et envisagent, elles aussi, des cas particuliers. Quant à la législation des HÉBREUX, regroupée dans l’Ancien Testament, partagée entre les formulations apodictiques et casuistiques, elle ne vise pas non plus à l’exhaustivité, mais vient éclairer des aspects d’une coutume qui se rapproche largement des autres droits orientaux ou intègre des dispositions rapportées d’Égypte au moment de l’Exode. La période historique que l’on qualifie généralement de Haute Antiquité, quoique utilisant abondamment le droit, en le synthétisant parfois, n’a donc pas à proprement parler codifié la loi.

Le Code pendant l'Antiquité


                  Le phénomène est analogue en GRÈCE. L’initiative de Dracon aboutit à la mise par écrit de la loi pénale. Il n’y a pas là volonté de conceptualiser un éventuel droit pénal, mais le souci politique d’ôter des mains d’une aristocratie trop égoïste les armes de la sanction. Les lois de Solon sont loin d’embrasser l’ensemble de la législation et concourent elles aussi à un but : l’eunomia, cet équilibre social essentiel au bon fonctionnement de la cité. De manière générale, il faut se souvenir que les Grecs, eux non plus, ne possèdent pas de mot pour dire « droit ». Ce que nous appelons droit renvoie chez eux à un concept philosophique : ce qui est juste. N’y cherchons donc pas de mot signifiant « code ».
     Pour que la codification voie le jour, il convient donc, au préalable, comme nous le soulignions, que le droit soit perçu comme une réalité indépendante, comme une science, ce qui ne se réalisera qu’avec les ROMAINS à partir de l’époque de Cicéron.
     En effet, pas plus que ce qui la précédait, la première grande législation romaine, la loi des XII Tables (451 av. J.-C.), n’est un véritable code.
     Mais pour que la codification existe, il faut aussi un second élément : la pression de la nécessité.
     Jusqu’à la fin du Haut-Empire romain, les sociétés méditerranéennes ont connu de nombreuses compilations législatives, mais pas de code stricto sensu. Dans l’Empire romain, la seule source de la loi devient l’empereur. Il fait connaître ses décisions dans des documents de type différent, que l’on regroupe sous le nom générique de « constitutions » : édits, lorsqu’il s’agit d’actes à portée générale, mandats pour les instructions administratives, décrets en cas de jugements rendus par le conseil impérial, rescrits pour les réponses formulées au bas des lettres des particuliers qui le sollicitent comme un véritable conseiller juridique. Or, paradoxalement, dans cet Empire si bien organisé, la conservation des archives laisse à désirer. À la fin du III ème siècle, sans doute aussi du fait des désordres politiques et économiques qui ont affligé l’Empire durant plusieurs décennies, on ressent le besoin de connaître avec précision les constitutions impériales, car les recueils de constitutions publiés par plusieurs juristes dès la seconde moitié du II ème siècle se révèlent incomplets.
     À l’articulation du III ème et du IV ème siècle, à quelques années d’intervalle, voient le jour deux publications. En 291–292 probablement, le Code grégorien, puis en 295 (ou en 314), le Code hermogénien proposent dans un codex, c’est-à-dire un livre et non plus un ensemble de rouleaux de papyrus, de porter à la connaissance de tous les rescrits, avec leur texte intégral ou partiel. Il s’agit là d’oeuvres privées non exhaustives qui cherchent à répondre à une attente du corps social. Nous ne sommes donc pas encore véritablement en présence d’une véritable codification, même si un élément nouveau vient d’apparaître, matériel celui-ci : la présentation sous forme de livre.
     La première véritable idée de codification apparaît sous le règne de Théodose II, au début du Ve siècle. L’empereur prévoit la confection de deux codes : l’un qui rassemblerait toutes les constitutions impériales émises depuis Constantin, l’autre qui ajouterait aux constitutions des passages empruntés aux juristes classiques. À cette fin, Théodose II nomme une commission composée de huit hauts fonctionnaires palatins et d’un professeur de droit. L’entreprise n’aboutit pas. En 435, l’empereur nomme une nouvelle commission, constituée de quinze fonctionnaires palatins et d’un iuris doctor. Sa mission : réunir toutes les constitutions de portée générale émises depuis Constantin. Sa philosophie : classer les textes par livres et titres, les titres devant être rangés par ordre chronologique d’apparition des constitutions et posséder un objet propre. Ce qui signifie que si une constitution statue sur plusieurs domaines, elle doit être tronçonnée en autant de fragments qu’il y a de titres concernés par son contenu. Bien plus : l’empereur accorde une grande latitude aux membres de la commission pour clarifier et moderniser les textes soumis à classement. Deux ans plus tard, le travail est achevé. Il est promulgué le 15 février 438 dans la partie orientale de l’Empire ; à la fin de la même année, il est reçu en Occident.
     Le Code théodosien comporte seize livres et concerne aussi bien le droit public que le droit privé. Le risque que faisait courir la codification était de figer le droit. Pour y obvier, Théodose prévoit lui-même, lors de la publication, que les constitutions émises à l’avenir seraient exécutoires. Elles portent le nom de « novelles » (c’est-à-dire novellae constitutiones) ; on en recense six collections pour la partie occidentale de l’Empire, mais on n’a conservé aucune collection pour l’Orient. En effet, moins d’un siècle après la promulgation du Code théodosien, le code de Justinien voyait le jour et remplaçait la législation précédente, tandis qu’en Occident le code de Justinien demeurait inconnu pour des siècles. Certes, sitôt l’Italie conquise, Justinien décide par la Pragmatica Sanctio de 554 d’appliquer le Code, le Digeste et les Institutes dans la péninsule, mais son oeuvre législative connaîtra une diffusion modeste dans le reste de l’Europe.
     Au VIe siècle, le droit apparaît vieilli et mal connu des praticiens eux-mêmes. Par souci pratique, mais aussi politique, l’empereur décide de l’unifier ; il sera ainsi un empereur législateur. En 528, il demande à Tribonien, professeur à l’école de droit de Constantinople et maître des offices, de présider une commission composée de dix membres (professeurs de droit et avocats), ayant pour mission d’élaborer un code synthétisant le droit romain. L’année suivante, la commission achève le Novus Codex Justinianus, qui ne nous est pas parvenu. Afin de guider les praticiens, Justinien tranche certaines controverses importantes dans les Quinquaginta Decisiones. Mais ce n’est pas là ce que l’on connaît de son oeuvre ; ce qui a marqué l’histoire, c’est (dans l’ordre de leur parution) :
     • Le Digeste (533), appelé Pandectes en grec, divisé en livres, titres, fragments et paragraphes numérotés. Il s’agit d’extraits de la jurisprudence classique, amalgamant droit civil et droit prétorien. Le recueil est achevé en trois ans, alors que l’on avait accordé dix ans de délai à la commission. La matière est constituée par des citations allant de Quintus Mucius Scaevola (fin du II ème siècle av. J.-C.) à Hermogénien (fin du III ème siècle ap. J.-C.) ; mais les emprunts les plus larges sont faits à Gaïus, Paul, Papinien et surtout Ulpien. Le Digeste symbolise le triomphe de l’école sur la pratique, aussi les praticiens le boudent-ils ; il incarne aussi une idéologie de pouvoir : on crée un droit « savant », incarnation intangible de la prétendue pureté classique cherchant à se tenir éloignée des déviations vulgaires. On élabore surtout un droit unique que l’on place au service d’un pouvoir que l’on veut unifié.
     • Les Institutes (533) constituent un manuel élémentaire de droit, à l’usage des étudiants. Le plan n’est pas original, puisqu’il reprend celui des Institutes de Gaïus, qui datent du II ème siècle de notre ère.
     • Le Code (534) se présente comme le recueil des constitutions impériales, depuis Hadrien jusqu’à Justinien inclus. Les matériaux de base ont été fournis par les codes grégorien, hermogénien et théodosien. Cette oeuvre comprend douze livres, allusion sans équivoque à la loi des XII Tables. Pour éviter toute altération, on détruit tout le matériel qui a servi à la compilation du Digeste et du Code, et l’on interdit tout nouveau commentaire.
     • Les Novelles sont rédigées en grec pour la majorité d’entre elles. Ici triomphe le réalisme : l’évolution des moeurs imposant de légiférer, Justinien doit intervenir pour préciser des points négligés par les compilations précédentes et frappées d’intangibilité en raison de la codification. 
     Le droit de Justinien est un symbole ; il vise à remettre la splendeur romaine au goût du jour. En effet, les compilations sont écrites en latin, elles ne créent pas mais reprennent ce qui avait déjà été fait, elles unifient et simplifient par souci d’efficacité. En outre, les compilations de Justinien assurent le triomphe de la science juridique de Constantinople et de Beyrouth, et non pas la victoire de la pratique quotidienne. De plus, l’empereur prétend avoir suivi le modèle de la loi divine et évoque sa « mission ». Enfin les hommes, reconnus libres et égaux car tous fils de Dieu, y sont désormais protégés car la personne humaine, sacrée puisque fille du Créateur incarné en Jésus-Christ, ne saurait être avilie.

Le Code pendant l'Empire byzantin


                  Par la suite, les empereurs de CONSTANTINOPLE poursuivent l’oeuvre de codification. Justinien II (685-695 et 705-711) promulgue la Loi agricole, qui pendant longtemps a été attribuée aux empereurs iconoclastes. Il s’agit en fait d’un coutumier qui règle certains contrats et certains délits commis principalement durant les travaux saisonniers des communautés agricoles. À côté de cette loi, que certains auteurs qualifient de Code rural, on peut signaler la Loi militaire et, surtout, la Loi nautique, qui concerne (S) l’armement des navires selon la coutume de Rhodes. 
     PEn 726, l’empereur Léon l’Isaurien publie l’Eclogue, en son propre nom et au nom de son fils (Constantin V), qui comporte 80 titres. Elle part du droit de Justinien, mais est plus qu’une simple novelle : elle se présente comme une modification substantielle du Corpus Juris Civilis, en particulier en matière de droit familial et successoral. En revanche, le droit des biens est assez délaissé. L’esprit général de l’Eclogue vise à une « plus grande humanité » ; ainsi limite-t-elle fortement la patria potestas, accroît-t-elle les droits de la femme et de l’enfant, accorde-t-elle une protection renforcée au mariage. En matière criminelle, les châtiments corporels remplacent parfois la peine capitale, mais ils peuvent aussi se substituer aux amendes voulues par Justinien. On y voit généralement une double influence : le droit canonique d’une part, le droit coutumier oriental d’autre part.
     PBasile Ier entreprend de faire réviser les compilations justiniennes, de les présenter en langue grecque et de les augmenter, bien sûr, des nouvelles lois postérieures aux compilations du VIe siècle. Cette première entreprise (Anakatharsis) n’aboutit pas et n’est pas publiée. En revanche, deux petits codes voient le jour : le Procheiron et l’Epanagogè.
     PLe Procheiron est un manuel pratique, présentant en 40 titres les domaines les plus importants du droit civil et du droit public. Son objectif est de permettre aux juges de disposer d’un code pratique. Son usage devait rester grand à Constantinople jusqu’à la chute de l’Empire et même au-delà, car, en raison de sa traduction en slave, Russes, Serbes et Bulgares s’en serviront beaucoup.
     PL’Epanagogè, plus encore que le précédent, puise dans l’Eclogue de Léon III. Sa disposition la plus intéressante se trouve dans la définition — dont l’inspirateur est Photius — qu’il donne des rapports entre l’empereur et le patriarche.
     PLéon VI s’attelle lui aussi à une refonte du droit romain dans le cadre d’une vaste entreprise, la plus ambitieuse de tout l’Empire byzantin : les Basiliques, certes inspirées par l’empereur, mais rédigées par une commission que préside le protospathaire Symbatios. La matière mise à contribution est bien sûr le droit de Justinien (même si les Institutes ont été moins sollicitées que le Code, le Digeste ou même les Novelles, y compris celles de Justin II et de Tibère), mais aussi le Procheiron. Les Basiliques, divisées en 60 livres, répartis chacun en six tomes, recouvrent le droit public, le droit privé et le droit canonique. Cette synthèse du droit romain rencontre un tel succès qu’elle évince l’oeuvre de Justinien elle-même. Au XII ème siècle, on rédigera une table des matières des Basiliques, connue sous le nom de Tipoukeitos, précieuse car elle nous renseigne sur des livres aujourd’hui disparus.
     PL’oeuvre de Léon VI est complétée de deux manières : d’une part par des commentaires, intitulés scholies (les premières, nommées « anciennes scholies », datent de l’empereur Constantin VII ; les « nouvelles scholies » s’échelonnent du XI ème au XIII ème siècle), d’autre part par de nouveaux édits, des Novelles, au nombre de 113. Ces Novelles interviennent en tous domaines et se présentent sans ordre, les unes à la suite des autres. 
     PLa publication des Basiliques et des Novelles ouvre la porte à l’étude du droit et donne lieu à plusieurs ouvrages spécialisés, tels que l’Epitome legum (manuel de droit datant du Xe siècle), la réédition de l’Eclogue de Léon III, qui se répandra en Italie méridionale, et la parution de la Peira (oeuvre d’un juge de Constantinople), examen de cas d’espèces et exposé des motifs des décisions.
     PAprès le XI ème siècle, on ne trouve plus, à Constantinople, le même dynamisme juridique. Le dernier grand ouvrage de droit, intitulé Promptuarium (ou Hexabiblos), date de 1345. On le doit à Constantin Harménopoulos, nomophylax (c’est-à-dire conservateur des textes législatifs) et juge de Thessalonique. Cette oeuvre englobe droit civil et droit pénal et se compose d’une base de Procheiron, d’extraits des Basiliques et de novelles postérieures. Ainsi peut-on affirmer que la codification du droit apparaît dans les grandes civilisations méditerranéennes. Pour que la codification existe, il faut une indépendance du droit, une volonté politique, un homme capable de la mettre en oeuvre.

Histoire et HistoireS

L'Histoire commence à Sumer


                  «L'Histoire commence à Sumer» selon la formule célèbre de l'historien américain Samuel Noah Kramer. Située au sud de l'Irak actuel, Sumer est une région de l'antique Mésopotamie, une expression qui veut dire : «le pays d'entre les fleuves», d'après les mots grecs méso, (milieu), et potamos (fleuve)....
Voir ⇉ Herodote.net : L'Histoire commence à Sumer (S)
Voir aussi⇉ Histoire du Monde : v.10000 à 2000 av. J.-C. : 1ères civilisations en Mésopotamie (S)
Voir aussi⇉ Alberto Basile : Le secret des Sumériens (Yt 32mn )

Gilgamesh raconte le déluge
     Le 3 décembre 1872, George Smith fait le récit du Déluge d'après un texte mésopotamien antérieur de plusieurs siècles au texte biblique.
     Ce graveur de 32 ans, devenu spécialiste en assyriologie au British Museum, a appris seul ou presque à déchiffrer les caractères cunéiformes, la plus ancienne écriture connue.
     Ce jour-là, il lit devant les membres attentifs de la Société d'Archéologie Biblique de Londres le texte figurant sur une douzaine de tablettes d'argile originaires de Chaldée. ...
Voir ⇉ Gilgamesh raconte le déluge Herodote.net (S)

Hypothèses diluviennes
     D'après le scientifique Jacques Labeyrie (L'homme et le climat, Seuil), le mythe du déluge, dans l'épopée de Gilgamesh comme dans la Bible, pourrait résulter du lointain souvenir d'un cataclysme qui s'est produit il y a 7.500 ans, quand la Méditerranée s'est déversée par le détroit des Dardanelles dans un lac qui est aujourd'hui la mer Noire, avec un niveau de 100 mètres plus élevé qu'auparavant.
     D'autres climatologues y voient le souvenir très flou d'une submersion marine dans le golfe Persique et en Mésopotamie, où un accident climatique aurait provoqué une hausse de plusieurs mètres du niveau de la mer.
Voir ⇉ Hypothèse locale de la Mer Noire (W)

1800 avant JC : Les Hébreux entrent dans l'Histoire


                  L'Histoire des Hébreux nous est essentiellement connue par la Bible. La Bible est un ensemble d'épopées, d'annales royales, de récits mythologiques, de poèmes, de prières formulées par des prophètes ainsi que de textes juridiques.
     Elle a été rédigée par des érudits ou scribes juifs principalement entre l'an 500 et l'an 150 avant Jésus-Christ. Ils expliquent que le peuple hébreu a noué une alliance avec un Dieu unique, Yahvé («Celui qui est»).
     La plupart des événements que relate la Bible sont censés se dérouler au II ème millénaire avant JC à moins qu'ils ne se perdent dans la nuit des temps.
     Elle est considérée comme largement mythique mais contient néanmmoins quelques informations ethnologiques utiles aux historiens et aux archéologues.
     La Bible raconte l'histoire des Hébreux depuis l'alliance conclue par Dieu avec Abraham (en langue araméenne ou hébraïque, «père d'une multitude»). Ce chef de clan prospère serait né à Ur, en Chaldée (l'Irak actuel). Il a 99 ans quand Dieu lui apparaît en songe...
Voir ⇉ «Les Hébreux entrent dans l'Histoire» Herodote.net (S)

L'Égypte... un don du Nil


                  L'Égypte des pharaons a prospéré pendant près de 3 millénaires. Aucun autre État ni aucune autre civilisation ne peut en dire autant... Elle doit en bonne partie sa longévité et sa grandeur à son environnement géographique : une vallée fertile isolée par le désert.
     «L'Égypte est un don du Nil» Vers 6500 avant JC, le Sahara précédemment fertile se transforme en désert. Ses habitants cherchent leur survie en se regroupant sur les bords du Nil.
     L'Égypte, premier État historique, est né du regroupement des hommes sur les bords du Nil, à l'abri du désert environnant et de la nécessité de gérer collectivement les crues du fleuve pour en tirer le meilleur parti...
     Né au sud, dans les montagnes d'Éthiopie, le fleuve coule vers la Méditerranée, au nord, en traversant le désert sur plus de mille kilomètres. Tous les ans, en septembre, gonflé par la fonte des neiges d'Éthiopie, il sort de son lit et inonde sa vallée. En se retirant, au mois de décembre, il laisse dans la vallée un limon très fertile. Il s'agit de la terre arrachée aux hauts plateaux d'Éthiopie. ...
Voir ⇉ Herodote.net (S)

Le Moyen-Orient à l'avènement de Cyrus


                  Lorsque Cyrus monte sur le trône de Perse, en 559 avant JC, le Moyen-Orient est partagé entre quatre grandes puissances : l'Égypte du pharaon Psammétique III, la Lydie du roi Crésus, l'empire néo-babylonien issu de Nabuchodonosor et la Médie du roi Astyage, grand-père et suzerain de Cyrus.
     Ce dernier va, en deux décennies, abattre trois de ces puissances et hisser les obscurs Perses à la première place du monde antique. Il reviendra à son fils Cambyse II de battre et mettre à mort Psammétique III...
Voir ⇉ Le Moyen-Orient à l'avènement de Cyrus - Herodote.net (S)

Divinités Anciennes


             Voir ⇉ "Bontés divines - Skynet.be - (S)

Peuples du pourtour méditerranéen



                                                                                                        Page en préparation

Les peuples de la mer

[13ème et 12ème siècles av.JC (Âge du bronze récent)]
             Voir ⇉ Wikipédia Les Peuples de la mer (W) :
    « Les Égyptiens antiques appelaient « peuples de la mer » (peuples étrangers de la mer ou peuples du Nord) des groupes de différents peuples venus par la mer attaquer par deux fois au moins, mais sans succès, la région du delta du Nil, sous les règnes de Mérenptah et de Ramsès III, à la fin du XIIIème siècle et au début du XIIème siècle avant notre ère, à la fin de l'âge du bronze récent (période du Nouvel Empire égyptien). ga car Peuples de la mer moy 1.png
    « On identifiait parmi eux les Lukkas (Lyciens), Pelesets (Philistins), Shardanes et Shekeleshs, entre autres. Certains de ces mêmes peuples sont présents dans les textes provenant de régions plus au nord, sur les côtes d'Anatolie méridionale et du Levant, où ils mettent à mal les royaumes dominés par les Hittites et prennent part à leur chute. Certains d'entre eux s'installent ensuite au Proche-Orient, les plus connus étant les Philistins.
    « Il s'agit donc apparemment de mouvements migratoires d'ampleur, auxquels peuvent sans doute être attribuées les nombreuses destructions observées sur plusieurs sites côtiers de Méditerranée orientale à cette période. Ce phénomène prend place dans une dynamique conduisant à l'effondrement des royaumes dominant le Moyen-Orient et l'Est méditerranéen à la fin de l'âge du bronze récent, dans lequel il semble avoir eu un rôle déterminant.
    « En raison d'une documentation textuelle peu abondante et souvent difficile à interpréter, ses modalités et ses causes restent encore très mal comprises : l'origine des peuples de la mer et les causes de leurs déplacements sont floues, et leur existence en tant qu'entité collective ne semble pas avoir été durable. ... »

Lire la suite sur Wikipédia : Les Peuples de la mer (W)
1 Origine de l'expression
2 La situation avant les attaques
             Voir aussi ⇉ Arte Fr - Documentaire Histoire antique : Goliath et les peuples de la mer (yt-52mn) tps://fr.wikipedia.org/wiki/ Peuples_de_la_mer#Contexte_g%C3%A9opolitique_:_la_M%C3%A9diterran%C3%A9e_orientale_%C3%A0_la_fin_du_bronze_r%C3%A9cent "> 2.1 Contexte géopolitique : la Méditerranée orientale à la fin du bronze récent
             2.2 Relations maritimes et piraterie avant la période des peuples de la mer
3 Les « invasions »
             3.1 La première attaque en Égypte
             3.2 La seconde attaque en Égypte et les destructions sur le littoral asiatique
4 Après les assauts : la question des implantations des peuples de la mer
5 À la recherche d'explications
             5.1 D'où venaient les peuples de la mer ?
             5.2 Quelles étaient la nature et les causes des déplacements des peuples de la mer ?
             5.3 Les peuples de la mer et l'effondrement de la fin de l'âge du bronze

Voir aussi ⇉ Arte Fr - Documentaire Histoire antique : Goliath et les peuples de la mer (yt-52mn)

La Phénicie

[13ème à 4ème siècles av.JC (-1200 à -300)]
             Voir ⇉ Wikipédia Pénicie (W) :     « Les Phéniciens sont un peuple antique originaire des cités de Phénicie, région qui correspond approximativement au Liban actuel. Ces dénominations proviennent des auteurs grecs qui ont écrit à leur sujet.»
    «La Phénicie a toujours été divisée entre plusieurs cités, dont les plus importantes étaient Byblos, Sidon, Tyr et Arwad, et on ne sait pas si celles-ci ont eu conscience d'une identité commune. Les historiens ont repris l'adjectif « phénicien » pour désigner la civilisation qui s'est épanouie dans la région entre 1200 et 300 av.JC ga car Phénicie moy.jpg
    « Les racines de la civilisation phénicienne se trouvent dans les cultures de la façade méditerranéenne du Proche-Orient du IIème millénaire. Toutes les villes de la future Phénicie existent déjà. Capitales de petits royaumes, ce sont des cités marchandes importantes, et elles partagent une culture dont les Phéniciens sont les héritiers directs.
    « À la suite des bouleversements qui touchent le Moyen-Orient vers 1200, une nouvelle ère s'ouvre pour elles. Dégagées de la tutelle des anciennes puissances qui les dominaient (Nouvel Empire égyptien, Empire hittite), elles disposent d'une période d'autonomie qui leur permet d'étendre considérablement leurs réseaux commerciaux, puis de se lancer dans un mouvement d'expansion sur les rives de la mer Méditerranée.
    « Les Phéniciens émigrés fondent alors des cités sur différents sites de Chypre, de Sicile, de Sardaigne, de la péninsule Ibérique, de Grèce (Turquie actuelle) et d'Afrique du Nord. À partir du VIIIème siècle, les cités phéniciennes perdent leur autonomie, étant successivement dominées par les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Macédoniens (Lagides et Séleucides), puis les Romains. Elles préservent cependant leur importance commerciale et poursuivent leur expansion.
    « Parallèlement, les implantations phéniciennes de la mer Méditerranée occidentale tombent sous la coupe de la plus puissante d'entre elles, Carthage, phénomène qui aboutit à la création d'une civilisation spécifique, dite « carthaginoise » ou « punique ». Reprenant des éléments des cultures indigènes, Carthage, variante occidentale de la civilisation phénicienne connait sa propre évolution. Elle s'effondre néanmoins face à l'expansion romaine au IIe siècle av. J.-C., après les guerres puniques. Mais aussi bien en Phénicie qu'en Afrique du Nord, les cultures locales conservent des aspects particuliers jusqu'aux premiers siècles de notre ère.
    « Les Phéniciens étaient des navigateurs audacieux ; excellents marchands et artisans. Il est difficile d'aller au-delà des témoignages extérieurs sur les Phéniciens, car les sources provenant de Phénicie sont très limitées : très peu de textes écrits, peu de sites fouillés.
    « L'accomplissement le plus connu de la civilisation phénicienne est la mise au point de l'alphabet phénicien, qui est sans doute à l'origine des alphabets les plus répandus dans le monde (l'alphabet grec, duquel s'inspirent les Romains pour créer l'alphabet latin, l'alphabet araméen, d'entre autres), même s'il ne s'agit pas du premier alphabet. La civilisation phénicienne présente de nombreux points communs avec celles des populations qui l'ont précédée au Levant (que l'on regroupe souvent sous le terme de « Cananéens »), ce qui permet de mieux comprendre certains aspects de leurs institutions politiques et surtout de leurs croyances et pratiques religieuses. ... »
Lire la suite sur Wikipédia :

Voir aussi ⇉ PLANETE : «Carthage et Les Phéniciens, -800 av JC, Tunisie» (Yt-43mn)
Voir aussi ⇉ HISTOREVUE : «Les Phéniciens, l'Assyrie et Peuples de la mer» (Yt-4mn29)
Voir aussi ⇉ ARCANA : «Ougarit, l'origine des cananéens - Les Civilisations Perdues» (Yt-26mn11)
Voir aussi ⇉ DLO - Diaspora lybanaise - conférence : «Conférence 1/8 de la DLO : les Phéniciens -version longue» (Yt-42mn18)
Voir aussi ⇉ ARTE - Documentaire : «Histoire de Carthage en Tunisie» (Yt-42mn53)
Voir aussi ⇉ Ouest France - Voiles et voiliers : «Le Liban rêve de sa galère phénicienne»

Les Etrusques

[10ème à 3ème siècles av.JC (fin Âge du bronze à 264 av.JC)]
             Voir ⇉ Wikipédia Les Etrusques (W) :     « Les Étrusques sont un peuple qui a vécu dans le centre de la péninsule italienne depuis la fin de l'âge du bronze jusqu'à la prise par les Romains de Velzna en 264 av. J.-C..
    « Ils étaient d'abord connus des Grecs sous le nom de Tyrrhéniens ou « Tyrsènes » qui a été donné à la mer, si l'on en croit l'historien grec Denys d'Halicarnasse. ga car Etrurie moy.png
    « L'origine des Étrusques fait l'objet de débats animés depuis la Renaissance entre partisans d'une thèse autochtone et ceux d'une origine orientale. Un relatif consensus s'est établi, suivant en cela Massimo Pallottino. La majorité des étruscologues considère que l'autochtonie est compatible avec des apports orientaux divers et qu'il serait vain de poursuivre ce débat : si l'écriture étrusque, empruntée aux Grecs, se lit sans problèmes, la langue qu'elle véhicule n'est pas indo-européenne et sa connaissance reste fort lacunaire. Il est possible que l'origine des étrusques résulte de l'installation en Italie de Pélasges venus de Grèce (voir, entre autres, la légende de la fondation des villes de Jesi et de Orte) qui se seraient associés aux autochtones rencontrés, créant ainsi un nouveau peuple.
    « L'histoire de cette civilisation antique s'étend sur plus d'un millénaire. L'archéologie témoigne d'une culture villanovienne s'étendant du début du Xe à la fin du VIIIe siècle av. J.-C., mais les textes historiques la concernant font défaut. Elle se caractérise par l'ascension d'une série de cités prospères entretenant des échanges culturels et commerciaux avec divers peuples méditerranéens, puis par leur progression militaire vers le sud, contrôlant la modeste Rome qui sera gouvernée durant un siècle par des rois étrusques, et fondant les colonies de Capoue et Pompei. La puissance étrusque décline à la suite de batailles perdues contre Cumes et Syracuse, dont profitent des tribus Celtes pour envahir la plaine du Pô, et des tribus Samnites pour envahir la Campanie. Ce déclin continue avec la conquête progressive que commence la République romaine. En 17 av. J.-C., l'ensemble du territoire étrusque, devenu la Regio VII, est incorporé dans le découpage administratif de l'Italie romaine.
    « La puissance militaire des Étrusques se manifeste notamment sous la forme d'importantes forces navales et d'une infanterie composée de guerriers ayant adopté un armement hoplitique et la formation d'unités en phalange grecque. Les cités, bénéficiant d'une architecture avancée, possèdent pour la plupart de solides enceintes et des positions géostratégiques fortes.
    « Le territoire originel des Étrusques, l'Étrurie, correspond approximativement à l'actuelle Toscane, au tiers nord du Latium et au nord-ouest de l'Ombrie. À leur apogée, au cours de la période dite archaïque, leur emprise s'étend de la plaine du Pô à la Campanie. Les cités étrusques forment à l'origine une confédération de 12 villes, la dodécapole, à laquelle se seraient ajoutées par la suite deux autres confédérations, la dodécapole padane au nord et la dodécapole campanienne, ainsi que plusieurs colonies ou comptoirs en Ligurie, en Gaule cisalpine et en Corse. Chacune de ces cités est dirigée par un zilath, l'équivalent d'un roi.
    « Les terres étrusques, riches en minerais métallifères et bénéficiant de conditions naturelles favorables aux cultures, permettent de développer une industrie et une agriculture florissantes. Leurs produits sont exportés dans l'ensemble des territoires italiques, mais également vers les marchés celtes, phéniciens, carthaginois et italo-grecs.
    « La société étrusque est de type hiérarchique et oligarchique, comprenant des hommes libres et des esclaves. Au cœur de cette société, la femme étrusque est mise en valeur et semble jouir de droits en tous points égaux à ceux de l'homme. Globalement, les auteurs grecs et romains assimilent le mode de vie étrusque à une culture marquée de langueur et de plaisirs ; il s'agit, selon ces auteurs, de la truphè.
    « La diversité et la richesse des tombes obéissent aux nombreux rites funéraires en vigueur suivant les périodes de la civilisation.
    « Les Étrusques, en intégrant les apports des Grecs, des Phéniciens et des Égyptiens, ont développé un art particulièrement riche et des disciplines intellectuelles comme la médecine, l'urbanisme et la divination (etrusca disciplina). Absorbée et assimilée au début de la période impériale, la culture issue de l'ancien peuple toscan n'en demeure pas moins présente. L'apport des Étrusques aux Romains est très important, et ce dès le premier roi romain d'origine étrusque, Tarquin l'Ancien, qui ordonne la construction de la Cloaca Maxima, de la Muraille Servienne et du Temple de Jupiter capitolin ainsi que, fort probablement, tout le panthéon des dieux et déesses grecques. La Louve capitoline est, selon la tradition, une œuvre étrusque.

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1 Terminologie
2 Origines et ethnogenèse
3 Histoire
             3.1 Période villanovienne
             3.2 Période orientalisante
             3.3 Période archaïque
             3.4 Période classique
             3.5 Période hellénistique
             3.6 Romanisation de l'Étrurie
4 Le territoire étrusque
             4.1 Territoire historique
             4.2 Extension et frontières
             4.3 Cités-États
             4.4 La thalassocratie étrusque
             4.5 La puissance militaire
5 Économie
             5.1 Agriculture
             5.2 Artisanat
             5.3 Production et système monétaires
6 Culture
             6.1 Arts
             6.2 Langue, écriture et système numéral
             6.3 Religion
             6.4 Société
             6.5 Sciences
             6.6 Musique et danse
             6.7 Jeux et sports
7 Postérité et héritage culturel au Haut-Empire Romain

Voir aussi ⇉ RomanNews Archeology : La dernière cité des Etrusques (yt-51mn42)
Voir aussi ⇉ ENQUETES D'AILLEURS : Etrusques : le peuple mystérieux (yt-25mn55)
Voir aussi ⇉ HERODOTE.net : Rome et les Etrusques (yt-25mn55)
Voir aussi ⇉ Sur les traces des romains : Rome et les Etrusques (yt- 59mn29)
Voir aussi ⇉ Dominique Frère : Larthi, la femme étrusque - 1 (yt-14mn35)
Voir aussi ⇉ Dominique Frère : Larthi, la femme étrusque - 2 (yt-11mn22)

La Carthage punique

[9ème siècle av.JC à 2ème siècle ap.JC (-814 ⇄ -146)]

             Voir ⇉ Wikipédia Civilisation cathaginoise (W) :     « La civilisation carthaginoise ou civilisation punique est une ancienne civilisation située dans le bassin méditerranéen et à l’origine de l’une des plus grandes puissances commerciales, culturelles et militaires de cette région dans l’Antiquité.
    « Fondée par des Phéniciens sur les rives de l’actuelle Tunisie et plus précisément dans le golfe de Tunis en 814 av.J.-C., selon la tradition la plus couramment admise, Carthage a pris peu à peu l’ascendant sur les cités phéniciennes de la Méditerranée occidentale, avant d’essaimer à son tour et de développer sa propre civilisation. ga car Carthage moy.png Celle-ci est cependant moins connue que celle de la Rome antique, en raison de la destruction de la cité par l’armée romaine à la fin de la Troisième guerre punique en 146 av. J.-C., une fin relatée par des sources gréco-romaines qui furent largement et durablement relayées dans l’historiographie. Bien que décriée au travers de la célèbre punica fides, préjugé issu d’une longue tradition de méfiance envers les Phéniciens à partir d’Homère, cette civilisation suscita néanmoins des avis plus favorables :
    « Par leur puissance, ils égalèrent les Grecs ; par leur richesse, les Perses.» — Appien, Libyca.
    « Cette civilisation résulte du mélange de la culture autochtone, constituée par les Berbères en Afrique, et de la culture qu’apportèrent avec eux les colons phéniciens.
    « Il n’est ainsi pas aisé de distinguer ce qui relève des Puniques de ce qui relève des Phéniciens dans le produit des fouilles archéologiques, dont le dynamisme depuis les années 1970 a ouvert de vastes champs d’études où apparaît l’unité de cette civilisation en dépit de particularismes locaux. Malgré ces progrès, de nombreuses inconnues sur la civilisation non-matérielle perdurent, liées à la nature des sources : toujours secondaires, par la perte de toute la littérature punique, lacunaires et souvent subjectives. ... »

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1 Histoire
             1.1 Des origines au Ve siècle
             1.2 Expansion en Méditerranée et en Afrique
             1.3 Antagonisme avec Rome (guerres puniques) et fin de la Carthage punique
2 Géographie
             2.1 Localisation des implantations
             2.2 Carthage, la ville principale : caractères généraux
             2.3 Possessions : zone d’influence ou empire ?
3 Architecture et urbanisme
             3.1 Protéger la cité : la ville fortifiée
             3.2 Espaces publics et structures : routes et ports
             3.3 Architecture sacrée
             3.4 Architecture privée
             3.5 Architecture funéraire
             3.6 Architecture et mosaïque puniques
4 Moyens de la puissance : marine et armée
             4.1 Marine
             4.2 Armée
5 Politique et société
             5.1 Institutions
             5.2 Organisation sociale
6 Économie
             6.1 Commerce
             6.2 Agriculture et pêche
7 Art et artisanat
             7.1 Sculptures
             7.2 Vie quotidienne
8 Langue et littérature
             8.1 Langue
             8.2 Littérature et épigraphie
9 Religion
             9.1 Panthéon
             9.2 Sanctuaires et rites
             9.3 Religiosité populaire
10 Civilisation exogène et métissée
             10.1 Persistances orientales et apports africains
             10.2 Identité carthaginoise
             10.3 Persistances après la chute
11 Naissance et essor d’une discipline
             11.1 Redécouverte de la civilisation
             11.2 Indépendance de la discipline et apports de l’archéologie
             11.3 Champ d’étude actuel

Voir aussi ⇉ Planete : «Histoire d'un Grand Empire, Carthage» (yt-44mn)
Voir aussi ⇉ Documentaire Historique : «L'Empire De CARTHAGE : l'Épopée, La Gloire Et L'Espoir» (yt-1h13)
Voir aussi ⇉ Question d'histoire : «Pourquoi Rome a détruit Carthage ? » (yt-12mn34)
Voir aussi ⇉ Des Racines et des Ailes : «L'héritage de Carthage» (yt-25mn03)
Voir aussi ⇉ ARTE - Documentaire : «Histoire de Carthage en Tunisie» (Yt-42mn53)

La Grèce antique

[8ème à 2ème siècles av.JC]
             Voir ⇉ Wikipédia La Grèce antique (W) :     « L'expression « Grèce antique » renvoie à la civilisation des peuples de langue et de culture grecques durant l'Antiquité. On entend parfois plus précisément par Grèce antique la Grèce classique, en particulier l'Athènes du Ve siècle av. J.-C., celle de Périclès et de la tragédie, et celle du IVème siècle av. J.-C., de Platon et d'Aristote. Toutefois, la culture grecque s'est développée plus tôt : les épopées de l’Iliade et de l’Odyssée remontent sans doute au VIIIème siècle av. J.-C. Elle a aussi conservé un réel dynamisme au cours des siècles suivants, pendant lesquels elle s'est étendue dans de nombreuses autres régions. En Orient, après les conquêtes d'Alexandre le Grand, la culture grecque s'est mêlée aux cultures antérieures pour donner naissance, à l'époque hellénistique, à la civilisation des royaumes hellénistiques. ga car Grèce antiqie moy.jpg
    « Dans le bassin méditerranéen, la culture grecque a joué un rôle décisif, notamment du fait de l'influence qu'elle eut à Rome, où le grec devint la langue du savoir utilisée par les élites, et de l'influence qu'elle exerça dans le monde arabo-musulman, qui traduisit en arabe de nombreux traités grecs. C'est ainsi que certaines productions politiques et culturelles du monde grec ont eu un rôle majeur dans le développement de la civilisation occidentale.
    « Les chercheurs estiment souvent que les Grecs sont à l'origine d'une nouvelle manière d'appréhender le monde affranchissant la pensée des dogmes religieux. Contrairement aux grandes religions monothéistes, la religion grecque est avant tout basée sur l'orthopraxie1, il est en ce sens impossible de parler de dogme et mettant l'homme au cœur de leurs réflexions.
    « On les considère comme les fondateurs de la philosophie (les présocratiques, Socrate, Platon, Aristote, etc.). Inventeurs de la logique, ils peuvent être considérés comme des précurseurs de l'investigation scientifique (physique, mathématiques, astronomie)2. La littérature grecque eut sans doute longtemps moins d'influence que celle de ses imitateurs romains. L'art grec reste considéré comme un modèle de l'équilibre classique.
    « L’esclavage fut une composante essentielle du développement du monde grec antique pendant toute son histoire. Certains penseurs grecs, tel Aristote3, faisaient de l’esclavage la pierre angulaire du fonctionnement de la société grecque, tandis que d'autres, comme Platon, le condamnaient. ...

Lire la suite sur Wikipédia :
1 Histoire
             1.1 Époque archaïque
             1.1 Époque classique
             1.1 Époque hellenistique
             1.1 Époque romaine
2 Économie
3 Culture
             3.1 Religion
             3.2 Arts
             3.3 Sciences
             3.4 Société

Voir aussi ⇉ Histoire à la carte : La Grèce antique (S)
Voir aussi ⇉ Soutien 67 : Antiquité : La civilisation grecque (S)
Voir aussi ⇉ Catherine Sorin : Navires grecques (S - Blog)
Voir aussi ⇉ Armies and Tactics : Ancient Greek Navies (Yt 10mn)
Voir aussi ⇉ Armies and Tactics : Greek Armies during the Persian Invasions (Yt 10mn)
Voir aussi ⇉ Arcana - Les mystères du monde : Les Mycéniens, ancêtres des Grecs (Yt 22mn42)

L'Empire perse

[6ème siècle av.JC à la conquête par Alexandre le Grand (559 à 334-323 av.JC)]

             font color="#ff0000">Voir ⇉ Wikipédia Perse (W) :     « La Perse est le nom métonymique1 hérité des Grecs de l'Antiquité pour désigner le territoire gouverné par les rois achéménides.
    « L'apogée de la Perse antique est représentée par la dynastie achéménide, dont les conquérants Darius Ier et Xerxès Ier ont étendu le territoire allant jusqu'en Inde. ga car Empire Perse.jpg
    « Convoitée, cette région sera ensuite conquise par
        - par Alexandre le Grand au IVe siècle av. J.-C.,
        - par les Parthes dans la seconde moitié du IIIe siècle av. J.-C.,
        - par les troupes musulmanes au VIIe siècle,
        - par Gengis Khan au XIIIe siècle,
        - par Tamerlan au XIVe siècle.
    «Les Iraniens continuent aujourd'hui à parler persan et à célébrer les fêtes religieuses zoroastriennes qui se sont ancrées dans le patrimoine culturel au fil des siècles.
    « Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », traduit aussi par « pays des Iraniens ».
    « Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend à l'étranger le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi remplace par un décret le nom de « Perse » par « Iran ».

Voir aussi ⇉ Histoire deu Monde Empire perse (S)
Voir aussi ⇉ Cult Tube La Perse, Vers L'Empire Universel (Yt-1h21mn)
Voir aussi ⇉ Toute l'Histoire les mytères de la perse (civilisations) (Yt-1h00mn )
Voir aussi ⇉ PLANETE Babylone, Sumer et l'empire perse à l'origine de la civilisation (Yt-1h45mn )
Voir aussi ⇉ ? Histoire Antique L'empire Perse Persepolis (Yt- 1h45mn )
Voir aussi ⇉ ? Histoire Antique L'empire Perse Persepolis (Yt-1h11mn )
Voir aussi ⇉ Il était une fois La Bataille De Marathon, Les Grecs Contre Les Perses (Yt-45mn55)
Voir aussi ⇉ Le dessous des cartes IRAN: La plus vielle entité du monde (Yt-12mn14 )

La Rome antique ou l'Empire romain d'Occident

[1er siècle av.JC à 5ème siècle ap.JC (-... à +476 )]
             Voir ⇉ Wikipédia La Rome antique (W) :     « La Rome antique est à la fois la ville de Rome et l'État qu'elle fonde dans l'Antiquité. L'idée de Rome antique est inséparable de celle de la culture latine. Ce regroupement de villages au VIIIème siècle av. J.-C. parvint à dominer l'ensemble du monde méditerranéen et de l'Europe de l'Ouest du 1er au Vème siècle par la conquête militaire et par l'assimilation des élites locales. Sa domination a laissé d'importantes traces archéologiques et de nombreux témoignages littéraires.
    « Elle façonne encore aujourd'hui l'image de la civilisation occidentale. Durant ces siècles, la civilisation romaine passe d'une monarchie à une république oligarchique puis à un empire autocratique. ga car Rome antique moy.png
    « Le tableau d'une ville progressant de manière continue ne correspond pas intégralement à la complexité des faits. Son histoire n'a pas été celle d'une croissance continue : aux progrès (de rythmes très variés) ont succédé des stagnations et parfois même des replis. Mais les Romains sont parvenus à résoudre les difficultés internes nées de la conquête sous la République en transformant leurs institutions républicaines. La fondation de l'Empire par Auguste marque le début d'une période où la conquête romaine atteint les limites du monde connu à l'époque. La civilisation romaine, en partie influencée par les Grecs, influence durablement les régions conquises. À partir du IIIe siècle, le monde romain subit les grandes invasions des Barbares venus de l'Europe du Nord et de l'Asie. Pour leur résister, l'Empire a eu besoin de créer une nouvelle structure bureaucratique et militaire. C'est dans ce cadre que s'opère le brillant renouveau du IVe siècle ainsi que l'établissement du christianisme comme religion d'État. Après la séparation entre l'Orient et l'Occident en 395, de nouvelles invasions mettent fin à l'Empire d'Occident en 476.
    « En proie à l'instabilité interne et aux attaques de peuples issus de Germanie pour la plupart, la partie occidentale de l'Empire (comprenant l'Hispanie, la Gaule, la Bretagne, l'Afrique du Nord et l'Italie) se scinde en royaumes indépendants à la fin du Ve siècle. La partie orientale de l'Empire, gouvernée à partir de Constantinople (incluant la Grèce, l'Anatolie, la Syrie et l'Égypte) survit à cette crise. Malgré la perte de la Syrie et de l'Égypte, au profit de l'empire arabo-islamique naissant, l'empire d'Orient poursuit son développement, jusqu'à ce qu'il soit finalement détruit par l'Empire ottoman. Cet empire médiéval et chrétien, appelé « Empire romain » par ses habitants, mais que les historiens modernes dénomment généralement « Empire byzantin », est la dernière étape évolutive, sans interruption dans le pouvoir impérial et l'administration de l'Empire romain.
    « La civilisation romaine est souvent comptabilisée dans l'Antiquité classique avec la Grèce antique, une civilisation qui a inspiré une grande partie de la culture de la Rome antique. Outre son modèle d'exercice du pouvoir, dont on ne compte plus les princes qui ont voulu l'imiter ou s'en sont inspirés, la Rome antique a contribué grandement à l'élaboration du droit, des institutions et des lois, de la guerre, de l'art et la littérature, de l'architecture et la technologie ainsi que des langues dans le monde occidental. »

Lire la suite sur Wikipédia :
1 La Rome royale
             1.1 Premiers Romains
             1.2 Fondation de l'Urbs (la Ville) (753 av. J.-C.)
             1.3 Débuts de la Monarchie (VIIIe et VIIe siècles av. J.-C.)
             1.4 Monarchie tardive (VIe siècle av. J.-C.)
             1.5 Des rois mythologiques
2 La République romaine
             2.1 Avènement de la République (Ve et début IVe siècles av. J.-C.)
             2.2 Conquête de l'Italie (IVe et début IIIe siècles av. J.-C.)
             2.3 Conquête de la Méditerranée (IIIe et IIe siècles av. J.-C.)
             2.4 Crises de la République (fin IIe et Ier siècles av. J.-C.)
3 L'Empire romain
             3.1 Haut-Empire (Ier au début IIIe siècle)
             3.2 Crise de l’Empire romain (IIIe siècle)
             3.3 Antiquité tardive (fin IIIe au Ve siècle)
4 De l’Empire romain au monde médiéval
5 Rome antique dans l'art et la culture

Voir aussi ⇉ Wikipédia : Déclin de l'empire romain d'occident (W)
Voir aussi ⇉ Toute l'Histoire : Bataille de Rome (yt-49mn )
Voir aussi ⇉ Question d'Histoire : En quoi la bataille des Champs Catalauniques nous éclaire t-elle sur le déclin de Rome ? (yt-12mn52 )
Voir aussi ⇉ Toute l'Histoire : La bataille de Rome (yt-49mn26 )
Voir aussi ⇉ Classical Antiquity : Republican Fleet Anatomy - Roman Navy (Yt 11mn01)
Voir aussi ⇉ Classical Antiquity : Warfare of Classical Antiquity : Republic fleet Opération - Roman Navy (Yt 8mn35)
Voir aussi⇉ Classical Antiquity : Warfare of Classical Antiquity: Republican Fleet Tactics (Roman Navy) (Yt 13mn)
Voir aussi ⇉ CMetatron Chanel : Ancien Roman Navy - Seafaring Traditions Of Republic And Empire (Yt 15mn)

L'Empire byzantin ou l'Empire romain d'Orient

[4ème siècle ap.JC à 1453 ap.JC (395 à 1453]
             Voir ⇉ Wikipédia Histoire de l'Empire byzantin (W)     « L’histoire de l’Empire byzantin s’étend du IVe siècle à 1453. Moitié orientale de l’Empire romain, l’Empire romain d'Orient se considère et se revendique comme « Romain ».
    « Bien qu’il soit profondément hellénisé, le terme de « Grecs » n’est employé que pour désigner les Hellènes pré-chrétiens, polythéistes. « Romains » ou « Romées » désigne tous les citoyens chrétiens de l’Empire «Basileía tōn Rhōmaíōn», soit « Empire des Romains », qu’ils fussent de langue romane, grecque, arménienne ou autre. ga car EmpRomain.png
    « Après la disparition de l’Empire, c’est encore le terme de « Romain » qui est repris par les Ottomans sous la forme « Rûm » ou « Roum » (désignant tous les fidèles du patriarche orthodoxe, groupés en une même « communauté »).
    « Les expressions communément employées aujourd’hui : « Byzantins » ou encore « Empire byzantin » ont été inventées au XVIe siècle, en 1557, par l'historien allemand Hieronymus Wolf pour distinguer l’histoire de l’Empire romain dans l’Antiquité de celle de l’Empire romain d’Orient, considérée par lui comme une histoire grecque médiévale.
    « Le mot de « byzantin » vient de Byzance, nom antique de la capitale impériale Constantinople, fondée comme telle par Constantin, en 330. Cette date peut constituer un point de départ alternatif à l’histoire de l’Empire byzantin que l’on fait généralement débuter avec la division définitive de l’Empire romain, en 395. »

Lire la suite sur Wikipédia :
1 Généralités
2 La naissance d'un empire
3 L’Empire romain d’Orient (fin du IIIe siècle-518)
             3.1 Origine
             3.2 L'ère des invasions
4 L'Empire romain universel (527 - début du VIIIe siècle)
             4.1 Le règne de Justinien
             4.2 Les successeurs de Justinien
             4.3 La dynastie héraclide et la transformation de l'empire (610-711)
5 L'empire romain hellénisé (711-1204)
             5.1 La dynastie isaurienne et l'iconoclasme (717-802)
             5.2 La dynastie amorienne et le retour de l'iconoclasme (820-867)
             5.3 La dynastie macédonienne et le redressement de l'empire (867–1057)
             5.4 La dynastie des Comnènes et le redressement de l'empire (1081–1185)
             5.5 La dynastie des Anges ou l'effondrement de l'empire (1185-1204)
6 La domination latine et la dynastie des Lascarides de Nicée (1204-1261)
             6.1 La division du territoire impérial
             6.2 Les premières années de l'Empire de Nicée
             6.3 Jean III Doukas Vatatzès : l'ère des reconquêtes
             6.4 L'arrivée des Paléologue et la reprise de Constantinople
7 La chute finale et la dynastie des Paléologues (1261-1453)
             7.1 Les premières tentatives de reconstruction : le règne de Michel VIII (1261-1282)
             7.2 Byzance, puissance de second ordre : le règne d'Andronic II (1282-1321)
             7.3 Les guerres civiles : les règnes d'Andronic III, Jean VI et Jean V (1321-1354)
             7.4 Byzance, vassale des Ottomans : de Jean V à Constantin XI (1354-1453)
8 L'Empire byzantin et la Renaissance
             8.1 La renaissance intellectuelle et culturelle
             8.2 La diffusion de la renaissance

Voir aussi ⇉ : Cours 1 Documentaire Naissance et fin Empire byzantin (yt- 2mn53 )
Voir aussi ⇉ ARTE HD : L'empire byzantin (yt- 8mn04 )
Voir aussi ⇉ Florian : Le temps d'une Histoire... L'Empire Byzantin (yt- 8mn06 )
Voir aussi ⇉ HERODOTE.Com : Herodot'com - Agonie Byzantine (1261-1453) (yt- 13mn53 )
Voir aussi ⇉ Fundacion Pangea : Byzance, la racine commune (yt- 40mn31 )
Voir aussi ⇉ PLANETE : 15 Byzance, Empire Romain D'orient (yt- 43mn12 )
Voir aussi ⇉ Sur les traces des romains : Rome et les Etrusques (yt- 59mn29)

Les Vandales (Royaume vandale d'Afrique)

[5ème et 6ème siècle ap.JC (439 ⇄ 534 ap.JC) ]

             Voir ⇉ Wikipédia Vandales (W) :     « Les Vandales sont un peuple germanique oriental séparé en deux branches, les Hasdings et les Sillings. Ils conquirent successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (Sud de l'Espagne), et enfin l'Afrique du Nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des grandes invasions, au Ve siècle.
    «Ils fondèrent également le « Royaume vandale d'Afrique » (439-534), centré sur Carthage, sa capitale. ...»


Voir ⇉ Wikipédia Royaume Vandale d'Afrique (W) :     « Le royaume vandale (en latin : Regnum Vandalum) ou royaume des Vandales et des Alains (en latin : Regnum Vandalorum et Alanorum) est un royaume barbare fondé par le roi vandale Genséric en 435, qui règne sur une partie de l'Afrique du Nord-Ouest et la Méditerranée. ga car Vandales migrations.png
    « En 429, les Vandales, dont le nombre est estimé à 80 000 personnes, passent d’Espagne en Afrique du Nord par bateau. Ils progressent vers l'Est, conquérant les régions côtières de l'actuel Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie.
    « En 435, l'Empire romain, qui règne alors sur une partie de l'Afrique du Nord, permet aux Vandales de s'installer dans les provinces de Numidie et de Maurétanie, lorsqu'il devint clair que l'armée vandale ne pouvait être vaincue par les forces militaires romaines.
    « En 439, les Vandales reprennent leur progression vers l'Est et s'emparent de Carthage, la ville la plus importante de l'Afrique romaine. Le royaume naissant conquis ensuite les îles de la Sicile, de la Sardaigne et de la Corse, alors régies par les Romains, dans la mer Méditerranée.
    « ga car Vandales.png Dans les années 460, les Romains lancent deux expéditions militaires navales infructueuses dans le but de renverser les Vandales et de reprendre l'Afrique du Nord. La conquête de l'Afrique du Nord par les Vandales est un coup dur pour l'Empire romain d'Occident encerclé, l'Afrique du Nord étant une source de revenus majeure et un fournisseur de céréales (principalement de blé) pour la ville de Rome.
    « Bien que principalement dans les mémoires pour leurs persécutions envers les chrétiens nicéens en faveur de leur foi chrétienne arienne, les Vandales sont aussi des patrons du savoir. Sous leur règne, les grands projets de construction se poursuivent, les écoles prospèrent et l’Afrique du Nord accueille de nombreux écrivains et des scientifiques de la nature les plus novateurs de la fin de l’Empire romain d’Occident.
    « Le royaume vandale chute en 534 lorsqu'il est conquis par le général byzantin Bélisaire lors de la guerre des Vandales, et est incorporé dans l'Empire byzantin. ... »

Lire la suite sur Wikipédia :
1 Histoire
             1.1 Etablissement
             1.2 Commerce du grain
             1.3 Sac de Rome
             1.4 Années suivantes
             1.5 Conquête par l'Empire byzantin
2 Vie à l'époque vandale
             2.1 Religion
             2.2 Culture
             2.3 Relations avec les Berbères

Voir aussi ⇉ Wikipédia : Les invasions barbares
Voir aussi ⇉ Jacques Alexandropoulos :
Afrique du nord et les invasions (yt- mn Audio)
Voir aussi ⇉ Centurion : Constantine : L'invasion des Vandales du roi Genséric (yt-3mn52 Audio)
Voir aussi ⇉ : Occupation vandale et byzantine Dzair et Tamazgha -Afrique du nord (yt- mn )
Voir aussi ⇉ Toute l'Histoire : Bataille de Rome (yt-49mn )

L'Empire ottoman

[13ème siècle ap.JC à fin 1ère guerre mondiale (1299 à 1923)]

             Voir ⇉ Wikipédia Empire ottoman (W) :     « L’Empire ottoman (connu historiquement en Europe de l'Ouest comme l'Empire turc, Turquie ottomane, ou simplement Turquie), est un empire fondé à la fin du XIIIe siècle au nord-ouest de l'Anatolie, dans la commune de Söğüt (actuelle province de Bilecik), par le chef tribal oghouze, Osman 1er. Après 1354, les Ottomans sont entrés en Europe, et, avec la conquête des Balkans, le Beylik ottoman s'est transformé en un empire trans-continental. Les Ottomans ont mis fin à l'Empire byzantin avec la conquête de Constantinople par Mehmed II, en 1453. ga car Empire Ottoman moy.png
    « Aux XVIe et XVIIe siècles, à son apogée, sous le règne de Soliman le Magnifique, l'Empire ottoman était un empire multinational et multilingue contrôlant une grande partie de l'Europe du Sud-Est, des parties de l'Europe centrale, de l'Asie occidentale, du Caucase, de l'Afrique du Nord et la Corne de l'Afrique. Au début du XVIIe siècle, l'Empire comprenait trente-deux provinces et de nombreux États vassaux. Certains d'entre eux ont ensuite été absorbés par l'Empire ottoman, tandis que d'autres ont bénéficié de divers types d'autonomie au cours des siècles.
    « Avec Constantinople comme capitale, et le contrôle des terres autour du bassin méditerranéen, l'Empire ottoman fut au centre des interactions entre les mondes oriental et occidental pendant six siècles. Alors que l'on croyait autrefois que l'Empire était entré dans une période de déclin à la suite de la mort de Soliman le Magnifique, cette opinion n'est plus soutenue par la majorité des historiens universitaires. L'Empire a continué de maintenir une économie, une société et une armée puissantes et flexibles tout au long du XVIIe et d'une grande partie du XVIIIe siècle. Les Ottomans subirent de graves défaites militaires à la fin du XVIII ème et au début du XIX ème siècle, ce qui les amena à entamer un vaste processus de réforme et de modernisation connu sous le nom de Tanzimat. Ainsi, au cours du XIX ème siècle, l'État ottoman est devenu beaucoup plus puissant et organisé malgré de nouvelles pertes territoriales, en particulier dans les Balkans où de nouveaux États ont émergé.
    « L'Empire s'est allié à l'Allemagne au début du XXe siècle, espérant échapper à l'isolement diplomatique qui avait contribué à ses récentes pertes territoriales, et s'engagea ainsi dans la Première Guerre mondiale du côté des puissances centrales. Tandis que l'Empire était capable de tenir sa place pendant le conflit, il était en lutte avec la dissidence interne, en particulier dans ses possessions arabes, avec la révolte arabe de 1916-1918. Pendant ce temps, de grandes atrocités sont commises par le gouvernement ottoman, dont certaines de nature génocidaire contre les Arméniens, les Assyriens, et les Grecs.
    « La défaite de l'Empire et l'occupation d'une partie de son territoire par les puissances alliées au lendemain de la Première guerre mondiale entraînèrent sa partition, et la perte de ses territoires du Moyen-Orient divisés entre le Royaume-Uni et la France. Le succès de la guerre d'indépendance turque contre les occupants Alliés a conduit à l'émergence de la république de Turquie, dans le cœur de l'Anatolie, et à l'abolition de la monarchie ottomane. ... »

Lire la suite sur Wikipédia :

Voir aussi ⇉ : GERMAN GIVEUP Les Ottomans, Un Empire de Six Cent Ans (yt- 1h37mn )
Voir aussi ⇉ : PLANETE Islam: Empire de la foi - Les Ottomans (yt- 54mn38 )
Voir aussi ⇉ : ARTE FRANCE La fin des Ottomans (La chute de l'empire Ottoman) 2/2 (yt- 52mn55 )
Voir aussi ⇉ : L'HISTOIRE PAR LES CARTES La fin de l'Empire ottoman (yt- 8mn )
Voir aussi ⇉ : PLANETE La fin de l'Empire ottoman 1/6 (yt- 10mn )
Voir aussi ⇉ : ACTUALITES La Turquie 5000 ans d'histoire «chrono» (yt- 53mn51 )
Voir aussi ⇉ : ARTE l'Europe Et L'Empire Ottoman (yt- 1h14mn )
Voir aussi ⇉ : TELECRAYON Les peuples turcs - d'où viennent-ils ? (yt- 7mn04 )
Voir aussi ⇉ Herodot'com : Essor Ottoman (Yt-16mn36)
Voir aussi ⇉ AlterHis : Et Si l'Empire Byzantin Avait Survécu? (Yt-13mn)

Constantinople
Voir ⇉ Wikipédia : (w) « Constantinople est bâtie sur un site naturel défensif pratiquement inexpugnable alors que Rome, plus vulnérable, est sans cesse sous la menace des barbares Germains. Constantinople est également proche des frontières du Danube et de l'Euphrate, là où les opérations militaires pour contenir les Goths et les Perses sont les plus importantes. Enfin, elle est située au cœur des terres de vieille civilisation hellénique, région qui a le mieux résisté à la crise du troisième siècle de l'Empire romain. ... »

[1261-1458 ap. J.-C.]: Agonie Byzantine
Voir ⇉ Herodot'com : Agonie Byzantine (Yt-13mn)

[1453 ap J.-C.]: La chute de Constantinople
Voir ⇉ Herodot'com : La chute de Constantinople (1453) (Yt 43mn57)
Voir aussi ⇉ Arte France : Retrouver Byzance (Yt 1hmn24)
Voir aussi ⇉ Kings & Generals (Ang) : Fall of Constantinople 1453 - Ottomans Wars (Yt 12mn)
Voir aussi ⇉ The study of Antiquity and Middle Ages : Fall of Constantinople 1453 (Yt 7h35mn18)
Voir aussi ⇉ Mustbefunny : Fall of Constantinople 1453 - East Roman Empire versus Ottoman Empire (Yt 11mn36)
Voir aussi ⇉ Amazing History : Siège de Constantinople (Yt 1h37mn39)
Voir aussi ⇉ Reply History : Fall of Constantinople (Yt 8mn09)

Venise

[6ème - 18ème siècle (500... à 1797)]
                L'histoire de Venise
                La République de Venise
                L'arsenal de Venise

            
Voir ⇉ Wikipédia Histoire de Venise (W) :     « L’histoire de Venise repose sur un paradoxe : quelques îlots du nord-ouest de l'Adriatique, cernés par la vase, ont permis l'érection de la capitale d'un empire maritime et commercial, qui fut le plus grand port du Moyen Âge après Constantinople, dont elle dépendit à ses débuts.
    « Placée au fond du golfe le plus profond de la Méditerranée, en bordure de deux grands fleuves italiens, le Pô et l'Adige qui conduit au col du Brenner, passage le plus bas des Alpes, la ville émerge au IXème siècle. Elle bénéficie d'une situation privilégiée sur les routes d'échange avec le Saint-Empire romain germanique, l'empire byzantin et les empires musulmans.
    « L'expansion prend forme au XIV ème siècle, via la Bourse du Rialto en plein air, où on échange des parts de navire, ce qui facilite le développement d'une flotte commerciale et le quadruplement de la superficie de l'Arsenal de Venise, mené par les autorités de la ville.
    « À partir du XVI ème siècle, le déclin politique et économique accompagne un intense rayonnement culturel. En 1797, Bonaparte met fin à son indépendance. La cité passe sous contrôle autrichien avant de rejoindre le royaume d'Italie en 1866.

Lire la suite sur Wikipédia :
1 Formation progressive de la ville (Ve siècle-IXe siècle)
             1.1 Une occupation romaine
             1.2 L'exode massif vers la lagune
             1.3 Émergence d'un centre : Rialto
             1.4 Émancipation
2 La ville médiévale (IXe siècle-1500)
             2.1 Organisation politique
             2.2 Une ville en chantier
             2.3 La capitale d'un empire maritime
3 La rivalité avec Gênes
4 L'époque des villas vénitiennes
5 L'expansion dans la plaine padano-vénitienne
6 Venise en guerre en Europe
7 La crise
8 La capitale culturelle : la seconde vie de Venise (1500-1797)
9 Venise contemporaine

Voir aussi⇉ ??? : Histoire d'une république pas comme les autres (S)


            
Voir ⇉ Wikipédia République de Venise (W) :     « La république de Venise dite la Sérénissime est un État progressivement constitué au Moyen Âge autour de la cité de Venise, et qui s'est développé par l'annexion de territoires divers et de comptoirs commerciaux le long des côtes de la mer Adriatique, en Méditerranée orientale et en Italie du Nord, jusqu'à devenir une des principales puissances économiques européennes.
    « Venise occupe alors une place prépondérante dans les échanges économiques entre l'Occident et l'Orient méditerranéen, byzantin ou musulman. ga car Venise moy.png
    « La république de Venise a construit son indépendance politique et sa puissance économique grâce au commerce maritime. Les Vénitiens ont noué des alliances avec l’empire de Byzance. La flotte vénitienne aide militairement l’Empire byzantin contre les invasions arabes et normandes et contre les pirates croates qui nuisent au commerce. L’Empire byzantin accorde des privilèges commerciaux à Venise. Les Vénitiens peuvent établir des comptoirs dans l’Empire pour profiter du commerce.
    « Lors des croisades, Venise est un lieu d’escale pour les croisés et développe un axe de commerce Nord-Sud (avec les Anglais et les Flamands). Entre le XIe et XIIIe siècles, Venise émerge puis se développe au XIVe siècle, via la « Bourse du Rialto », qui facilite le développement d'une flotte commerciale et le quadruplement de la superficie de l'arsenal de Venise, véritable « État dans l'État », sur lequel la cité construit sa richesse qui permet de développer son importance politique.
    « La Sérénissime, avec ses institutions aristocratiques remarquablement stables sur près d'un millénaire, contribue à son rôle politique essentiel.
    « À partir du XVIe siècle, elle connaît une phase de déclin économique (le commerce maritime s'est déplacé de la Méditerranée vers l’Atlantique), politique et de régression territoriale quelque peu occultée par une extraordinaire floraison artistique, avant de disparaître, en 1797, vaincue par Napoléon Bonaparte, alors général aux ordres du Directoire révolutionnaire français. La Sérénissime, avec ce qui restait de son domaine territorial, passe alors par le traité de Campo-Formio sous la souveraineté autrichienne.
    « À partir du XVIe siècle, le déclin politique et économique accompagne un intense rayonnement culturel. En 1797, Bonaparte met fin à son indépendance. La cité passe sous contrôle autrichien avant de rejoindre le royaume d'Italie en 1866. ... »

Lire la suite sur Wikipédia :
1 Histoire
             1.1 La création
             1.2 L'expansion médiévale
             1.3 Les guerres d'Italie
             1.4 Perte de la suprématie commerciale et maritime (XVIe siècle-1797)
2 Institutions
             2.1 Le concio
             2.2 Grand Conseil
             2.3 Sénat
             2.4 Le Doge
             2.5 Le Collège suprême
             2.6 Le Collège
             2.7 Conseil des Dix
3 Territoires ultramarins
             3.1 Les possessions de Venise
             3.2 Les possessions du Levant
             3.3 Les possessions en 1797
4 Postérité

Voir aussi⇉ L'ombre d'un doute : Venise la cité des mystères (yt-1h51mn )
Voir aussi ⇉ René BOURLET et André ZISBERG : «Venise la sérénissime et la mer» (Gallimard Biblio)

 
            
Voir ⇉ Wikipédia l'arsenal de Venise (W) : ga img Arsenal de Venise 1732.jpg     « L'arsenal de Venise, aussi appelé arsenal de la République Sérénissime, est construit en 1104 sur l'initiative du doge Ordelafo Faliero. Ce chantier naval joue un rôle déterminant dans la construction de l'empire vénitien en permettant la production rapide de nombreux navires. Ceint par 3 km de murailles crénelées de briques rouges, il emploie jusqu'à 16 000 personnes à son apogée et peut être considéré à la fois par sa taille, par son ancienneté ainsi que par l'ingéniosité de sa conception et de son fonctionnement (travail à la chaîne) comme l'un des premiers sites véritablement « industriels » apparus en Europe. ... » ga nav Galeasse venitienne 2 mini.jpg
 
Lire la suite sur Wikipédia :
 

 
  Voir aussi ⇉ Navistory «Galeazza Grossa» (S)
Voir aussi ⇉ Persée «Marine vénitienne» (S)


Les Vikings

[8ème - 11ème siècles]

             Voir ⇉ Wikipédia Vikings (W)

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« Les Vikings ... sont des explorateurs, commerçants, pillards mais aussi pirates scandinaves au cours d’une période s’étendant du VIII ème au XI ème siècle, communément nommée « Âge des Vikings ». ... Ils sont souvent appelés Normands, c'est-à-dire étymologiquement « hommes du Nord », dans la bibliographie ancienne. ... »

Lire la suite sur Wikipédia :


             Voir aussi ⇉ Présentation Bernard Cordier : Vikings (S) (Cours Histoire de la Marine 2018-2019 - Y Denizeau)
Voir aussi ⇉ Laurent 22000 : Les vikings Guerriers légendaires en Angleterre (Yt-43mn)


 

La Commune puis République de Gênes et la Marine gênoise

[9ème siècle (puis 1284 ...)]

             Voir ⇉ Wikipédia Gènes (W)

ga nav Galeasse venitienne 2 mini.jpg « Gênes (italien : Genova, en ligurien : Zena) est une ville italienne, située dans le golfe de Gênes en face de la mer de Ligurie, capitale de la Ligurie. Il s'agit de l'un des principaux ports italiens et de l'un des plus grands ports de la mer Méditerranée. En 2017, elle compte 580 112 habitants et 846 363 au sein de son agglomération. Sa zone urbaine compte environ 1 540 000 habitants.
    « Gênes, avec Milan et Turin, délimite le « triangle industriel », zone la plus industrialisée d'Italie. En outre à Gênes se trouve la quatrième meilleure université du pays. La ville est un centre important pour les sciences, la technologie, la mode et le sport, considérée comme le berceau du football italien. Une partie importante du centre historique est sous la protection de l'UNESCO.
    « Gênes est l'une des plus grandes villes de Méditerranée et la principale de la mer de Ligurie. ... »




Lire la suite sur Wikipédia :


            
Voir ⇉ Wikipédia Marine gênoise (W)
    « « La marine gênoise est le nom générique donné aux navires battant autrefois pavillon de la Sérénissime République de Gênes. Ce terme regroupe tant les flottes militaires que commerciales, longtemps indissociables. ... »

Lire la suite sur Wikipédia :


                                                                                                        Page en préparation

Massalia - la Cité phocéenne et son arsenal

[5ème siècle av.J-C (-600 et ...)]

             Voir ⇉ Wikipédia Marseille antique (W)
    « « Massalia est une colonie grecque fondée par des Phocéens vers 600 avant J-C, aujourd’hui dénommée Marseille. Dès le Ve siècle av. J.-C., elle devient, avec la phénicienne Carthage, l’un des principaux ports maritimes de la Méditerranée occidentale. Pendant toute la période hellénistique, elle est une alliée fidèle de Rome.
    « Devenue une cité romaine au début de notre ère, elle prend le nom de Massilia et conserve son rôle de creuset culturel et de port commercial sur les rives du sud de la Gaule, bien que, ayant préféré Pompée à César, elle ait perdu son indépendance et sa suprématie marchande, notamment au profit d’Arelate (Arles). Mais les Romains n’ont jamais entamé son prestige culturel : il était bien plus facile d’y apprendre le grec que d’entreprendre un long et coûteux voyage vers la Méditerranée orientale.
    « Romanisée durant l’Antiquité tardive, christianisée au Ve siècle, diminuée suite aux invasions gothiques, elle retrouve une relative prospérité au VIIe siècle et donne jour à une fondation chrétienne, l’abbaye Saint-Victor de Marseille, appelée à un rôle majeur dans tout le sud-est de la France jusqu’au XIIe siècle. ... »

Lire la suite sur Wikipédia :
1 Massalia, cité grecque
             1.1 Les Ségobriges
             1.2 La colonisation phocéenne
             1.3 Massalia, nouvelle Phocée
             1.4 Massalia et sa chora
             1.5 Massalia et la Gaule
             1.6 Massalia, alliée de Rome
2 Massilia, ville romaine
             2.1 La fin de l'indépendance
             2.2 L'influence romaine sur la ville


            
Voir ⇉ Wikipédia Arsenal des galères de Marseille (W) « L’arsenal des galères est un ancien arsenal militaire situé à Marseille, en France. Il fut construit par Colbert dans la deuxième moitié du XVIIe siècle pour accueillir et armer les galères du roi Louis XIV, mais ne fut pleinement opérationnel que moins de cent ans, les galères perdant rapidement leur rôle dans les marines de guerres au profit des vaisseaux. ga nav Galère Réale mini.jpg
    « L'Arsenal accueillit jusqu'en 1748 les condamnés aux travaux forcés, les galériens. Il était situé sur les rives est et sud du Vieux-Port et, bien qu'aujourd'hui il n'en reste pratiquement rien, son emplacement marque encore l'urbanisme de la ville. ... »

Lire la suite sur Wikipédia :

  Voir aussi ⇉ la page Vogue la galère (A) de ce site.


Le livre de Maurice Sartre


ga liv Empires et Cités dans la méditerranée antique.jpg


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