Michel Perrin - Mes maquettes    :    L'Hermione

Annexe

La vie à bord
d'un bâtiment de guerre.

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De la discipline
Des conditions de vie très rudes
Des batailles navales
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Source : 2015/10/19 Musée de la marine de Loire Château-neuf sur Loire
De la discipline

Pour bien faire fonctionner cette machine complexe qu'est un navire, surtout en période de guerre, il faut une organisation rigoureuse et une discipline de fer. L'activité ne s'arrête jamais à bord. Le jour et la nuit sont divisés en « quart » de 4 heures. Les matelots doivent principalement manœuvrer le bateau et l'entretenir du fond de la cale au sommet du mât.
La hiérarchie est organisée en système pyramidal de type militaire. Un règlement définit les rôles de chacun à bord. Tout contrevenant est sérieusement puni par le fouet ou les fers à fond de cale.
Des conditions de vie très rudes

Pour être autonome en campagne, le vaisseau emporte six mois de vivres, trois mois d'eau, six mois de vin, des animaux vivants, et tout le matériel nécessaire à l'entretien du navire.
Si l'état-major bénéficie de conditions de vie confortables (domestiques, lits, cabines et repas frais) l'équipage, lui, doit se contenter de conditions plus frustres. Le repas, pris en commun dans la « gamelle » par groupe de sept hommes, est des plus sommaire quoique très calorifique. Il se compose généralement de biscuits de mer, de viande salée ou légumineuse et d'un peu de vin (quand ceux-ci ne sont pas gâtés). Au bout d'un mois de mer, le repas se limite le plus souvent à une soupe de légumes secs.
L'Hygiène est le principal problème à bord. L'humidité, la promiscuité, la mauvaise alimentation sont à l'origine de nombreuses maladies dont le scorbut qui décime les équipages bien plus que les batailles navales. Si les Anglais ont compris les bienfaits du citron et des légumes frais, les français se contentent de vinaigre pour luter contre le scorbut. Il est très difficile de conserver l'eau à bord : stockée dans des barriques, fouettée ou traitée à la chaux, elle croupit malgré tout très vite. Par ailleurs, les chutes sont fréquentes, et les hommes « perdus en mer » nombreux. Le chirurgien opère avec les outils et les connaissances de l'époque. Les blessures sont le plus souvent réglées à coup d'amputation, seul moyen, alors, d'éviter la gangrène.
Des batailles navales

Un trois ponts est avant tout une machine de guerre portant presque autan de canons que toute l’artillerie française à la bataille d'Austerlitz (150 pièces!).
La manœuvre d'un canon, complexe, nécessite une dizaine de matelots et il faut cinq minutes pour recharger un canon. Il y a réglementairement trois types de boulets à bord. Hormis les boulets classiques, le tir à boulet ramé (w) est utilisé pour couper les cordages et déchirer les voiles de l'ennemi et le tir à mitraille est employé contre le gréement et les hommes. Les cannoniers tirent pour couler ou démâter. Historiquement, la marine française a toujours eu un faible pour le tir à démâter bien que les résultats soient plus souvent décevants. De son côté, la Royal Navy, toujours pragmatique, tire dans la coque en cherchant à occasionner le plus de dégâts possibles.
Les combats se déroulent en ligne, chaque escadre tirant sur son vis-à-vis. Les manœuvres visent, elles, à percer la ligne adverse pour isoler des petits groupes de bateaux.



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