Michel Perrin - Mes maquettes    :    Persée

Annexe

«La grande pêche de la morue à Terre-Neuve»
Adolphe Bellet (Ed.1901)

Chapitres I et II : De tout Temps


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Les Français sur les côtes africaines
Les Français sur les côtes américaines
      Notre Colonie française de l'Amérique du Nord
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De tout temps, nos marins français sont sur les mers !...

Les Français sur les côtes africaines

Chapitre I
Commençons par nuancer le paragraphe «Un bref rappel» de ma page du Golden Hind, et
«Rendons à César ce qui appartient à César»

p.22    «Les Français ont découvert les premiers tous les païs que les Espagnols, Portugais, Anglais et Hollandais possèdent aujourd'hui dans l'Amérique et dans l'Afrique.»

[1364]    p.22     M.Viet (dans «Relation des Côtes d'Afrique» 1667) : «met en lumière la découverte des Côtes de Guinée par les Normands de Dieppe et de Rouen vers 1364; c'est à dire plus de dix ans avant que les Portugais n'y aient commencé leurs voyages.»
p.22-23    « ... Ils équipèrent, au mois de novembre de l'année 1364, deux vaisseaux du port (de Dieppe) d'environ cent tonneaux chacun, qui firent voile vers les Canaries, et arrivèrent vers Noël au Cap Vert, et mouillèrent devant Rio Fresco, dans la baie qui conserve encore le nom de Baie de France ... Au sortir du Cap Vert, ... ils coururent le Sud-Est et arrivèrent a Boulombelle ou Sierra-Léone, ainsi que depuis l'ont nommée les Portugais . ... Là ils achevèrent de prendre leurs charges de morphi (d'ivoire) et de ce poivre appelé malaguette (w). Et l'année suivante, 1365, à la fin mai, furent de retour à Dieppe, ayant fait des profits qui ne se peuvent exprimer ... La quantité d'ivoire qu'ils apportèrent de ces côtes donna coeur aux Dieppois d'y travailler ... Au mois de novembre suivant, les marchands de Rouen s'associèrent à ceux de Dieppe, et au lieu de deux vaisseaux, en firent partir quatre, ... »
[1375]    p.25    «Le grand profit qui se trouva dans le débit de ce poivre donna envie aux étrangers de faire ces voyages, et d'aller eux-mêmes choisir ce qu'ils achetaient des Dieppois ; C'est pourquoi, environ l'an 1375, dix ans après que nous y étions, ils commencèrent d'y traiter ; Mais voyant que les Français y avaient partout des loges, comme à Cap Vert, Sierra-Léone et cap de Moulé, le Petit-Dieppe et au Grand Sestre, et que les Mores les aimaient de sorte qu'ils ne pouvaient souffrir les autres, ils quittèrent ce commerce qu'ils reprirent par après et depuis ont toujours continué. »


Fin de ces premières relations "France-Afrique";
[1410]    p.25     «Ces commencements étaient trop heureux, et les profits trop grands, pour avoir de longues suites. Les guerres civiles ayant commencé vers 1410, le commerce dépérit avec la mort de quantité de marchands, et au lieu de trois et quatre vaisseaux qui partaient tous les ans de Dieppe, c'était beaucoup quand, pendant deux ans, ils pouvaient en mettre un à la mer pour la Côte d'Or, et un autre pour grand-Sestre.
Enfin, les guerres augmentant, ce commerce se perdit tout à fait. »

Les Français sur les côtes américaines :


[1300? 1350?]    p.15    « Depuis longtemps, les Basques avaient découvert les côtes de l'Amérique septentrionale et ils s'y rendaient régulièrement chaque année.  . . .  Comme les Normands de la Manche, les Basques qui habitaient le golfe de Gascogne avaient pratiqué la pêche de la morue sur leur littoral où ils trouvaient également de la sardine et du thon ; mais leur pêche principale était celle de la baleine, du cachalot et des autres souffleurs qui semblaient affectionner tout particulièrement ces parages.  . . .  C'est en poursuivant ces monstres marins à travers les mers, poussant chaque année de plus en plus loin à mesure que leur gibier, fuyant devant eux, se rapprochaient des mers glacées, que nos compatriotes découvrirent bien loin dans l'Ouest, une terre couverte de frimas  . . .  Cette Terre Neuve n'était autre que l'Amérique du Nord. »
p.17    «C'est à ces premiers atterrissages des baleiniers du Cap-Breton sur les côtes des «Terres Neufves» que nous devons faire remonter la véritable découverte du Nouveau-Monde, et l'établissement de la première route vraiement commerciale entre l'Europe et l'Amérique. »
p.18    « Malheureusement, il nous est encore impossible de pouvoir donner une date fixe à cet événement historique. Ce que nous pouvons affirmer, c'est qu'il précéda d'au moins un siècle et demi la première expédition de Christophe Colomb, expédition qui ne fut d'ailleurs organisée par le Génois que sur les indications d'autres Basques que le vent avait poussés aux Antilles vers 1480  . . .  »

p.19    « Selon l'auteur de "Histoire et Commerce des Colonies anglaises de l'Amérique septentrionale", (ouvrage publié à Londres en 1755) :
"La pêche au Banc de Terre-Neuve a été pratiquée de tout temps par les Français et longtemps avant que les Anglais se fussent établis dans l'île de Terre-Neuve ;  . . . les Basques fréquentaient ces parages avant que Christophe Colomb eût découvert le nouveau monde." »
p.27     «Les premiers Français qui touchèrent les côtes d'Amérique étaient des pêcheurs et non des colonisateurs ; la découverte qu'ils avaient faite ne constituait, à leurs yeux, qu'un simple incident de voyage dont ils profitèrent pour relâcher et s'installer provisoirement dans une des baies de ces Terres Neufves, à seule fin d'y exercer leur industrie avec facilité. »
p.28     «Pendant près de deux siècles, nos nationaux fréquentèrent donc régulièrement les parages de Terre-Neuve avant de chercher à s'y établir à demeure et ce ne fut qu'au commencement du XVIème siècle qu'eurent lieu les premières tentatives de colonisation proprement dite. »
[1506]    p.29     «C'est en 1506 que nous trouvons les traces de cette première tentative dont il faut rapporter tout l'honneur aux Normands de Dieppe et de Honfleur ... »
[1524]   ...


Poursuivons cette première tentative
par
l'Histoire de notre Colonie française de l'Amérique du Nord
1524 (Exploration Verazani)  . . .  (Traité de Versailles) 1783
Découvertes, Explorations, Colonisation, Retraits progressifs
et leurs impacts sur notre industrie morutière
dans
Histoire de notre colonie française d'Amérique du Nord (A)


[1783]     Le Traité de Versailles réduisit définitivement notre colonie d'Amérique du Nord et en précisa les contours :

Résumé :
p.42     «Le traité de Versailles proclame que les Français seuls ont le droit de pêcher sur le "French-Shore", mais son littoral est réduit.
p.43     «L'Angleterre nous rend Saint-Pierre et Miquelon sans nous imposer les clauses humiliantes des anciens traités.
p.45     «Aucune restriction n'est apportée au droit de pêche des Français, ni dans la forme des engins, ni dans la nature des produits que peuvent nous offir les eaux de Terre-Neuve, comme : morues, Harengs, capelans, lançons, moules, coques de mer, homards et autres animaux.
«Pendant un quart de siècle, le traité fut exécuté loyalement.
p.46     «Aucun acte international n'est venu, depuis lors, modifier les droits de la France, de sorte que nos pêcheurs devraient pouvoir aujourd'hui y exercer leur industrie avec les mêmes libertés qu'au siècle dernier.»


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